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MERCREDI 19 NOVEMBRE, 2008
 
Nuits Volatiles pour polymorphes avides

Vendredi 2 mai 20: 00

Le label Staalplaat, créé à Amsterdam en 1983 a produit plus de 300 disques entre musique industrielle, noise et techno expérimentale. C'est un de ses fondateurs, Geert -Jan Hobijn, qui a conçu « Avantilators » une installation composition pour cent ventilateuurs électriques de bureau, qui était presenté dans le cadre du festival Octopus, à la Maison des métallos. Il faut dire que depuis 2000 il se produit sous le nom de « Staalplaat Soundsystem » avec toutes sortes d'installations comme « A composition for eight refrigerators » ou bien « Sweet Sissy and the Ballroom hiss »pour douze polisseuses industrielles.Les ventilateurs étaient disposés de plusieurs manières, il y en a qui pendaient du plafond et qui se balançaient, parfois s'entrechoquaient. Il y avait une rangée de ventilateurs sous plastique et plusieurs groupes de ventilateurs en vrac. On entendait un son quasiment constant de clochettes et de toutes parts de la salle provenaient régulièrement de drôles de sons métalliques venant d'autres installations. La musique live se fondait dans le son des ventilateurs et vice versa. Des ventilateurs s'éteignaient, d'autres s'allumaient, entre mécanique et symphonie. On frôlait le silence, avec parfois des brusques bourrasques dû au déclenchement intempéstif d'autres mécanismes. D'autres musiciens comme Rhys Chatham, personnalité marquante de la musique post-moderne à New York, avaient déjà conçu des installations semblables avec notamment son projet « An angel moves to fast to see », première composition de la durée d'une soirée spécialement conçue pour une instrumentation de 100 guitares électriques, guitare électrique basse et percussions.

Samedi 3 mai 20:00

Comment faire une exposition musicale sans musique? John Cage avait déjà fait une pièce dans ce sens qui a été joué à Woodstock en 1952 , « 4'33 minutes » de silence, bien qu'il considérait que le silence n'existait pas parce qu'il y avait toujours le bruit du système nerveux. >A HREF=http://france.fiction.free.fr/ >France Fiction, une galerie et un collectif d'artistes qui édite aussi une revue littéraire et critique, pose la question et y répond avec plusieurs propositions dans le cadre de l'exposition « Télémusique ». Ils sont partis d'une série de pulls tricotés par David Télévision avec des pochettes de disques qu'il collectionne, comme « Punk is not dead ». Lorenzo a proposé une chaîne de télévision musicale muette avec des groupes rock des années 80 entre autres. La console est tournée vers l'intérieur. De la rue, on ne voit que le reflet des clips sur la console où repose l'écran. Des fantômes d'images, pas de son. L'affiche de l'exposition, un poster conçu par Eric Camus, montre des ruines d'Hiroshima et une fille qui a les yeux bandés et semble graver son rêve avec ses doigts sur un disque en rotation. Nicolas Nakamoto a presenté un disque, « Le petit lapin blanc » avec un livre « de stéreotypes », des pages de faux commentaires -clichés dans le style « Salué par la presse! ». Le disque est fourni avec son mode d'emploi verbal, la boucle est bouclée. Enfin, il y a un hommage à l'esprit ironique et Dada du collectif Gol, quator de « Musique Directe » sous la forme d'une documentation originale du très intéressant Gol Museum, un musée d'une heure, sorte de concert-exposition inauguré par une marche en musique dans l'espace de l'art concret au Mouans-Sartoux en 2007. On pouvait y voir entre autres un casque de musique relié à une calzone, ou un micro relié à une guitare muette et à une peau de mouton où il y avait écrit « Le silence des agneaux »...Le collectif Gol c'est à dire Jean Marcel Busson, Frédéric Rebotier, Ravi Shardja et Samon Takahashi, qui fête ses vingt ans en 2008, qualifie sa musique tour à tour de "mambo corporate", "hard cool heavy lethal", "disco psychédélique", "électroacoustique flasque" et "experimentalisme tropical".Voilà de quoi rêver en musique...

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